Tuesday, October 04, 2005

L'électricien indien

Faire venir un électricien indien chez soi pour réparer une prise électrique, cela revient à demander à sa grand-mère de souder le socket d'une carte mère.

La trousse à outils de l'électricien indien se compose d'un pince, d'un tournevis, ainsi que, dans le meilleur des cas, d'une vieille prise usagée qu'il a chopée chez le client précédent.
Lorsque le rendez-vous est fixé au dimanche matin à 11 heures, l'électricien indien arrive grand sourire le dimanche soir à 17 heures.
Après avoir réussi avec brio le cablage d'un ventilateur au plafond, travail qui s'annoncait pourtant nettement compromis jusqu'à ce que son client ne lui prête une échelle (en bambou et ficelle), l'électricien indien referme tranquillement sa trousse et explique à son client qu'il reviendra le dimanche prochain pour fixer au mur l'une des huit lampes qu'il reste à fixer. Il faut dire qu'il a un argument imparable : il n'a pas de perceuse.

Il convient tout de même de rappeler le contexte de travail de l'électricien indien. En effet,
- n'oublions que les ventilateurs peuvent parfois se mettre à s'exciter, la télé à exploser et la carte mère de ton PC à griller puisque, soudainement, la tension est montée à 300 volts.
- n'oublions pas non plus qu'une fortuite coupure de courant peut tout à fait te faire attendre 2 heures chez toi dans le noir en compagnie d'un indien inconnu (qui ne parle pas anglais et qui refuse de boire dans un de tes verres puisqu'il est intouchable), jusqu'à ce que l'électricité revienne et que l'interessé puisse enfin continuer à peindre en rouge ton étagère pendant les dix minutes de travail qui lui restent - et donc revenir finir son travail... la semaine suivante.
- n'oublions pas enfin que beaucoup meurent bêtement après avoir voulu ouvrir le robinet de leur lavabo car leur salle de bain était sous tension (300 volts avec un peu de chance).

Alors, l'électricien indien, victime ou responsable ?
Devine !
(Indice : Je suis d'une humeur exécrable.)

Aux prochains épisodes, suivront : le peintre indien (donc), le plombier indien (très bientôt), l'auto-rickshaw indien (j'ai déjà promis de ne pas le rater), le cable-guy indien (cable-walla) et le charpentier indien (quand il viendra).

1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

Le plombier indien, (ou pakistanais), j'ai pratiqué, c'est très impressionnant: son seul outil est un cintre en métal. Pourquoi faire? Mystère !

04 October, 2005 07:06  

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