Thursday, October 13, 2005

Pisser puis mourir

Mon blog a oublié un fondamental, le basique, la réponse indienne à la question suivante :
Comment faire part de ses besoins pressants dans le pays aux 18 langues officielles ?
Seul cas avéré de sens pratique au pays des mouflards :

- En cas d’envie d’uriner, agiter symboliquement le petit doigt et dire « first one »

- En cas de grosse commission imminente, dire « second one ». (Pour le symbole, j’attends une première expérience, je vous tiendrai au courant.)

Cette technique peut éventuellement servir lorsque ton bus roule 7 heures sans s’arrêter ni descendre en dessous de 90 km/h sur route en terre ponctuée de barrages de police (aux intéressés, je maintient, on peut passer des barrages à plus de 90 km/h en immonde bus croulant, il semble qu’il suffise d’éructer un rire sadique au volant), à la condition rare que le chauffeur bourré ne soit pas réticent à faire baisser sa moyenne ni à se faire doubler par le seul engin de tout le trajet. Technique sans effet, donc, si le chauffeur a par exemple déjà crevé un pneu au cours du trajet sur un nid de poule indien (le nid de poule indien est à son homologue français ce que Nagasaki est au pétard) pour déjanter la chambre à air titanesque au maillet pendant deux heures trente ; ou bien encore si il a totalement annihilé son rétroviseur droit contre celui d’un camion roulant également à 90 km/h sur terre en sens inverse (ce qui n’est pas une raison pour ralentir, et encore moins pour s’arrêter).
Pardon pour cette phrase horriblement longue. Elle permet de donner une vague idée de mon soupir à l’arrivée.
Mais en termes géographiques, ça vaut pour tout le sous-continent, des latrines puantes de Rishikesh aux sans-papiers d’Ahmadabad (et environs, au sens large).

NB : D’après mes quelques voyages aux parfums de chiottes, il n’y a pas meilleure chasse d’eau que la chasse d’eau française. Ouais, en informatique on est des brêles, ça reste des « nouvelles technologies » ; mais question technologies de la chasse d’eau, on s’y connaît depuis longtemps. J’ai envie de demander : est-ce qu’une chasse d’eau française dissipe mieux la chaleur de ton Athlon 64 qu’un boîtier en alu Lian-Li ? Cocorico, on aurait donc là le premier composant français de PC pour les hardcore-gamers.

1 Comments:

Anonymous ton Ananda en jodhpur said...

Bon, mais quand on pisse de rire en écoutant ta prosaîque prose, il faut lever quel doigt ?
Je suis fière d'être française, rapport à la technologie chasse-d'eauesque...!!!

13 October, 2005 12:35  

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