Le Nerd à tronche de prophète, et moi
Les seules belles indiennes de Delhi sont à la conférence mégalomane « India : the world’s knowledge hub of the future » - conférence que j'aurais personnellement nommée « India : the world’s leading top most powerful head advanced country of the future » pour plus de sobriété.
Le rôle des seules belles indiennes de Delhi se limite malheureusement qu’à orienter le geek blanc décoré d’un pin's collector « Embassy of France » jusqu’à une grande salle où l'on doit décider assez facilement de balancer une bombe H sur le Pakistan :
« Sir, are you Ambassador or High Commissioner ? »
Nullement démonté, le geek leur répond fièrement en les regardant dans les seins :
« Euuuuh… Not exactly. »
«Do you want to sit in the ambassadors row or the diplomats rows, sir ? »
Le geek en question s'assied donc en toute confiance au rang des ambassadeurs. Mais bien vite, celui-ci se retrouve entouré de deux ambassadeurs costard pied-de-poule, de sorte qu’il s’éclipse tafiolement pour s’installer finalement deux rangs derrière, étiquetés « Diplomats », où il est plus à l’aise pour discuter vodka et putes ukrainiennes avec le directeur d’Hewlett Packard Asie pendant que l’ancien secrétaire d’état à la défense américain fait une légère digression sur le terrorisme pour vendre sa nouvelle start-up antiterroriste. Et quand le geek réussit finalement à faire admettre au directeur d’HP Asie que les putes russes ont de plus petits seins, le ministre de la science et de la technologie indien a pris la parole depuis longtemps. Pour remercier le geek pour ses conseils avisés en matière de pectoraux slaves, le monsieur d’HP lui chuchote alors dans l’oreille en désignant le ministre : « he’s a very good friend of mine. I’ll introduce him to you. ». Une fois la session terminée, le geek n’hésite pas une seconde avant de prendre la parole au micro pour demander à Abdul Kalam, devant les caméras de la télévision nationale, si l’Open Source est toujours d’actualité. « Excellent question », commence Abdul Kalam. Au déjeuner, il retrouve ensuite le premier ministre Manmohan Singh à sa table. Mahmohan est encore sous le charme de sa performance télévisée du matin et lui propose de le prendre comme petit-fils adoptif. Le geek accepte puis se rend à l'hotel Imperial de Delhi pour faire sauvagement l’amour avec trois hôtesses pendjabis dans la suite de l’ancien secrétaire d’état à la défense américain, dont la clef a été habilement subtili//SYSTEM FAILURE//
(Le processus a rencontré des erreurs à cause d'une incompatibilité geek/vie sociale.)
Exactement comme à ta soutenance de stage, le président Abdul Kalam soutient son discours grâce à un Powerpoint bourré de courbes exponentielles et de schémas incroyablement nerds que ses ministres font semblant de comprendre :
« Sir, are you Ambassador or High Commissioner ? »
Nullement démonté, le geek leur répond fièrement en les regardant dans les seins :
« Euuuuh… Not exactly. »
«Do you want to sit in the ambassadors row or the diplomats rows, sir ? »
Le geek en question s'assied donc en toute confiance au rang des ambassadeurs. Mais bien vite, celui-ci se retrouve entouré de deux ambassadeurs costard pied-de-poule, de sorte qu’il s’éclipse tafiolement pour s’installer finalement deux rangs derrière, étiquetés « Diplomats », où il est plus à l’aise pour discuter vodka et putes ukrainiennes avec le directeur d’Hewlett Packard Asie pendant que l’ancien secrétaire d’état à la défense américain fait une légère digression sur le terrorisme pour vendre sa nouvelle start-up antiterroriste. Et quand le geek réussit finalement à faire admettre au directeur d’HP Asie que les putes russes ont de plus petits seins, le ministre de la science et de la technologie indien a pris la parole depuis longtemps. Pour remercier le geek pour ses conseils avisés en matière de pectoraux slaves, le monsieur d’HP lui chuchote alors dans l’oreille en désignant le ministre : « he’s a very good friend of mine. I’ll introduce him to you. ». Une fois la session terminée, le geek n’hésite pas une seconde avant de prendre la parole au micro pour demander à Abdul Kalam, devant les caméras de la télévision nationale, si l’Open Source est toujours d’actualité. « Excellent question », commence Abdul Kalam. Au déjeuner, il retrouve ensuite le premier ministre Manmohan Singh à sa table. Mahmohan est encore sous le charme de sa performance télévisée du matin et lui propose de le prendre comme petit-fils adoptif. Le geek accepte puis se rend à l'hotel Imperial de Delhi pour faire sauvagement l’amour avec trois hôtesses pendjabis dans la suite de l’ancien secrétaire d’état à la défense américain, dont la clef a été habilement subtili//SYSTEM FAILURE//
(Le processus a rencontré des erreurs à cause d'une incompatibilité geek/vie sociale.)
Exactement comme à ta soutenance de stage, le président Abdul Kalam soutient son discours grâce à un Powerpoint bourré de courbes exponentielles et de schémas incroyablement nerds que ses ministres font semblant de comprendre :



Il n'est pas sûr que tout le monde dans la salle sache ce qu'est le Wi-Max, la nanochirurgie et l'e-gouvernance. Abdul semble leur dire : "no, I will not fix your computer", ou, si l'on préfère, "I don't give a fuck". Les autres se demandent où se trouve la régie en charge de la projection du Pointpuissant et qui contrôle le curseur de la souris si prompt à souligner le discours. Leurs yeux myopes de geek notent bien vite que c’est Abdul lui-même qui contrôle tout depuis son laptop : ce gros nerd à tronche de prophète de plus de 70 ans qui dirige plus d’un milliard de personnes sur la terre se balade effectivement avec son laptop pour le pluguer sur les plus gros vidéo-projecteurs du monde et montrer ainsi ses prophéties scientistes utopiques avec un enthousiasme que ses ministres ont du mal à réfréner. A croire qu'Abdul n'a jamais eu affaire à un plombier indien.
Et pendant ce temps, rue Saint Guillaume, mes camarades de classe de 22 ans préféraient les fiches techniques, débats interminables et références imbitables qui finissaient invariablement par une conclusion catastrophiste et la préconisation de la prudence lâche, du conservatisme hypocrite et du consensus gluant. Certains les appelaient la future élite politique de la sixième puissance mondiale, d’autres, des con//SYSTEM FAILURE//
(Le processus a été arrêté en raison d’un discours fasciste de 1931.)
Déception : Abdul n'a pas Linux.
Mais lorsqu'il ferme ensuite son laptop, il ajoute :
Personne ne me croira jamais...



8 Comments:
tu parles de geek, tu parles de geek... mais j'ai tjs pas vu le terme "implementation" ds ton blog, mec. tu crois tromper qui, la?
Je croyais que c'était un copyright 507 lincoln avenue... Mais si tu me donnes ton aval...
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C'est vrai que j'ai un peu de mal à te croire, mais j'ai envie de te croire, c'est tellement beau, et puis certaines choses sont vraies, I know it. J'ai adoré.
Est-ce que tu ne serais pas celui dont on voit les cheveux dépasser au dessus de la tête de l'indien à lunettes au bout du premier rang ?
Et qui a pris cette photo, tu te baladais avec le photographe officiel de l'ambassadeur ? Il faudra que tu te fasses faire les costumes de l'ambassadeur France, tu ne seras plus gêné de t'assoir à ce rang-là, et les discussions avec tes voisins devraient être les mêmes, juste un peu plus classe, ou un peu moins classe, c'est selon ta définition de la classe.
Spotted : cinquième rang, deuxième à partir de la droite.
Mais ce type est incroyable !
"The President of India
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Quotes"
Bon, il lui manque peut-être un ou deux "background-color: white" dans ses feuilles de style, mais quand même !
La page 6 de la "gallery" de son site est pas mal aussi... dans le genre visite du zoo du coin...
Mixbeat a du soucis à se faire!!
putain mais je veux un teeshirt avec la photo d'abdul. Quel physique de star. Quelle icone de mode. C'est fini che guevara le commandant marcos, oncle ho et autre mao. Vive Abdul!
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