Thursday, February 23, 2006

L'existence des races

Tu as peut être déjà observé dans le métro parisien deux noirs qui n’ont rien à voir mais qui viennent spontanément se parler dans une langue africaine étrange. Sûrement comme tous les autres blancs du wagon, tu t’es demandé par curiosité si ce communautarisme suspect était dû à une nationalité commune, une langue commune ou bien une couleur de peau commune, tout en espérant, en bon républicain moralisateur, que ce ne soit pas cette dernière réponse qui soit la bonne.
Il suffit de se déguiser en noir du métro parisien pour obtenir la réponse. Alors, c’est bien la couleur de peau.
Car bien souvent, lorsque l’on croise un autre blanc visiblement résident en Inde, la conversation démarrera spontanément, que l’autre blanc parle français ou anglais, qu’il soit européen, australien ou ricain. Uniquement parce que l’on est tous les deux blancs. Difficile de savoir si les noirs du métro parisien la subisse aussi, mais on ressent toujours une petite culpabilité gauchiste vis à vis de cette incontestable preuve de communautarisme racial. Puis on se rassure vite en se rappelant que les deux blancs sont juste deux sbires de l’Empire qui se seraient croisés sur Endor au milieu d’un village ewok.

7 Comments:

Blogger Thibaut said...

-tu as vu le nouveau T-47 ?
-oui j'en ai eu un entre les mains
-Qu'est ce que c'est que ce bruit ?
-Bah, rien.

23 February, 2006 22:46  
Blogger Adrien said...

La conversation est effectivement souvent à base d'Enfield...

23 February, 2006 22:52  
Blogger Alexander Kahn said...

C'est bon Adrien, tu progresses déjà dans la sphère sociale locale, il y a qq temps c'est pas d'Enfield dont tu parlais aux autochtones, mais du prix du rickshaw! :D

Keep the toutche!


(.......... pfffffff, suis encore raide.)

24 February, 2006 03:00  
Blogger Absolutplus said...

Ton témoignage est tellement vrai!
Si on fait attention aux noirs qui parlent dans le métro, on peut souvent remarquer qu'ils ne se comprennent pas. Ils se contentent de discuter chacun dans leur langue et dès que l'un d'eux a fini de parler, l'autre sourit par politesse.
Si on a une oreille avertie, on peut parfois entendre au bout de 5 min quelques mots de français et donc on peut en déduire qu'ils se parlent français.
C'est alors qu'on se dit qu'on devrait peut-être enlever le cerumen des oreilles...
Là on aurait compris tout de suite que c'était des acteurs qui répétaient le bourgeois gentilhomme de Molière dans un français impeccable.

PS: Je viens de me lever. Juste pour dire que les conversations de ce genre ont plus de chance d'être comprises au réveil en prenant la ligne 7 pour aller suivre un amphi sur les kernels linux... Ahhhh, nostalgie...

24 February, 2006 08:36  
Anonymous Anonymous said...

BANANE! BANANE! NOIX DE COCO!

25 February, 2006 19:28  
Anonymous Tim said...

Alors d'abord c'est nul, parce que c'est pas vrai! Na!

Ce qui fait que 2 Noirs discutent dans le métro ou 2 ST sur Endor ou encore 2 Laowai au milieu de Chinatown à Pékin, c'est certainement pas la couleur de peau (autant que je sache, les ST ne profite pas tellement des soleils des planetes qui atomisent), mais bien cette fameuse question commune à tous les ceux-ce qui vivent ailleurs, à savoir: "Mais qu'est-ce qu'on fout ici ??" tellement présente sur le visage que ces gens là se reconnaissent entre tous...

Je tenais à rétablir cette vérité pour éviter toute déviation raciale justement.

26 February, 2006 05:52  
Blogger Adrien said...

Trop tard, Tatooine ne compte plus les déviations raciales.

27 February, 2006 00:40  

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