Devenir moustachu mode d'emploi #1
1. Il faut savoir racler sa gorge du plus profond de ses entrailles, tirer autant que l’on pousse en chiant constipé, comme la femme en cloque pousse son morveux hors de son utérus gluant de tous les muscles de sa chatte, à les faire péter. Forcément on arrive à dégotter un millilitre de glaires un peu plus profondément toujours ; pour les plus rodés, les ‘chus pakistanais, nettoyer carrément ses bronches engluées, les dégager de ces guirlandes gluantes, noirâtres et alourdies par les fumées permanentes de molécules carboniques qui pendouillent aux branches des poumons. Ca fait tellement de bruit dans le cerveau même que le conducteur du bus l’entend, tout à l’avant assis sur le filtre à air du six cylindres diesel, ses deux mains sur son klaxon 24 volts et la tête face au pare-brise pété, qui préfère mille fois tiquer au son du choc de la moto sur la tôle décharnée à l’arrière gauche plutôt qu’à celui du raclage abyssal venant régulièrement de la rangée homme.
2. Tenir le bout de la guirlande avec sa glotte, essayer de la remonter progressivement et tout suivra, les glaires comme un pote merdeux treuillé par Stallone dans Cliffhanger, accroché à son mousqueton Maglite au dessus d’un ravin des rocheuses. Si la corde lâche, c’est en haut que l’on trouvera de quoi renflouer encore le jus de la bouche, vers le nez, plus haut encore, quelque part à l’intérieur des sourcils, en y mettant la force et le bruit. Continuer par spasmes provoqués, ramener les potes un peu plus haut à chaque vibration sonore, parce que le corps entier est une râpe à fromage résonnante.
3. Morve, déjections nasales, étrons bronchitiques, amas de bactéries piégées par la vicieuse viscosité des fluides corporels, ils atterrissent là tous mélangés dans la bouche maintenant, en attente d’être parachutés au dessus d’un plancher de bus troué, d’un formica de restaurant poisseux ou d’un bitume fondu et marécageux, en renfort du gros des troupes, les maladies que l’on croyait oubliées dans des coffres forts haute sécurité de laboratoires polaires, façon Spirou et Fantasio dans «Virus». La bouche forme un tuyau pneumatique, se pare pour pistonner le glaviot en haute pression, puis l’air expulse les clandestins à haute vitesse vers leur pays d’origine, l’Inde crasseuse. Il fallait bien faire en sorte que ces secrétions internes deviennent externes, la gorge du moustachu est une prostate, un égout conçu pour évacuer à intervalles réguliers. Ils n’ont pas les entrailles faites comme nous. Echec.
2. Tenir le bout de la guirlande avec sa glotte, essayer de la remonter progressivement et tout suivra, les glaires comme un pote merdeux treuillé par Stallone dans Cliffhanger, accroché à son mousqueton Maglite au dessus d’un ravin des rocheuses. Si la corde lâche, c’est en haut que l’on trouvera de quoi renflouer encore le jus de la bouche, vers le nez, plus haut encore, quelque part à l’intérieur des sourcils, en y mettant la force et le bruit. Continuer par spasmes provoqués, ramener les potes un peu plus haut à chaque vibration sonore, parce que le corps entier est une râpe à fromage résonnante.
3. Morve, déjections nasales, étrons bronchitiques, amas de bactéries piégées par la vicieuse viscosité des fluides corporels, ils atterrissent là tous mélangés dans la bouche maintenant, en attente d’être parachutés au dessus d’un plancher de bus troué, d’un formica de restaurant poisseux ou d’un bitume fondu et marécageux, en renfort du gros des troupes, les maladies que l’on croyait oubliées dans des coffres forts haute sécurité de laboratoires polaires, façon Spirou et Fantasio dans «Virus». La bouche forme un tuyau pneumatique, se pare pour pistonner le glaviot en haute pression, puis l’air expulse les clandestins à haute vitesse vers leur pays d’origine, l’Inde crasseuse. Il fallait bien faire en sorte que ces secrétions internes deviennent externes, la gorge du moustachu est une prostate, un égout conçu pour évacuer à intervalles réguliers. Ils n’ont pas les entrailles faites comme nous. Echec.

12 Comments:
pour la glaire au fond de la gorge c pas compliqué suffit de fumer un paquet de clopes pas light pendant un mois en commencant au petit dej (le celebre café clope caca). et cela viendra tout seul!
chaï-bidi-caca, alors.
dégueu
Et dire que je me pensais veinard avec la célèbre technique chinoise du mouchage dans les ronces...
Pin Chat, on veut savoir !
On se la joue scato à la Celine ?!
Effectivement, c'est très Céline tout ça...
Ouais, ici ça fait penser à <;culture>Topo<;/culture>.
Moi aussi j'aime bien Spirou et Fantasio dessiné par Tom et Janry.
Peut-on trouver le virus du Sam Disoar dans l'eau du Gange ?
Est-ce que les moustachus coupent du bois ou, au moins, font du café?
exquiouse mi je suis torchée
Spirou et Fantasio dans "Virus".
Mon dieu.
Fevrier 1951. Une lettre, un appel. Des souvenirs d'une enfance encore proche. Que de jeux dans les pieces delabrees du manoir de Mortevielle...
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