Thursday, May 04, 2006

Le satî, c'est ce qu'il y a de plus beau

Une tradition enthousiasmante nommée « satî », consiste, pour la veuve dont le mari vient de mourir, à se jeter vivante dans le bûcher du corps de son mari. Le satî n’est pas une astuce indienne de dernière minute pour éclairer le foyer conjugal au cours d’une coupure d’électricité. Le satî est un acte de dévotion qui signifie que sans son mari, la femme n’aurait été qu’une Golf GTI qui n’aurait plus qu’une vitesse, Didier Barbelavie sans Félix Grave.
Pourquoi cherche-t-on toujours à éradiquer les traditions que nos ancêtres ont pourtant mis tant de temps à construire ? De par leur sagesse millénaire, ne savaient-ils pas mieux que quiconque ce qui est bon pour nous ? L'obligation du satî en Occident ne serait pas seulement un merveilleux moyen pour éradiquer une grande partie des problèmes des retraites, de la solitude et des parents à charge : ce serait aussi une victoire de la civilisation contre l’injustice outrageante de la Nature qui octroie à la femme une vie plus longue. Plus formidable encore, les filles y réfléchiraient à deux fois avant de demander à leur petit copain le mariage, clé de voute du complot féministe. Finies les petites putes vénales, les Anna Nicole Smith et autres Laeticia Hallyday. Badigeonnées de napalm face au corps de leur mari, elles participeraient de l’avènement d’un nouveau type de sex-appeal romantique. Et par souci de lutte contre la marginalisation des homosexuels, créons dans la foulée le PACSS, Pacte Civil de Solidarité jusqu’au Satî.

11 Comments:

Blogger Pamela Hute said...

Au moins là on te reconnaît.

04 May, 2006 06:20  
Blogger Alexander Kahn said...

Ouaip, ca faisait qq temps que ca manquait de cynisme violent.

A MORT LE PETASSES. AU BUCHER!

Et moi qui vient d'envoyer la phrase pour le film du mariage de D&G... avec le sati il y avait du lourd!

04 May, 2006 07:42  
Anonymous Anonymous said...

Oh oui, Isabelle Alonzo dans le bucher de stéphane pocrain!

04 May, 2006 08:02  
Anonymous Anonymous said...

Remarque, on pourrait étendre le sati. Imagine david douillet dans le bûcher de bernadette chirac! tout ce qui reste du parti socialiste dans le bûcher de ségolène royal! tous les habitués des costes dans le bûcher de cathy guetta! oh oh, voila une bonne idée de parti politique!

04 May, 2006 08:25  
Anonymous Labépoint, qu'est pas venu depuis un siècle ! said...

Fabuleux ! Et pour les pianistes débutantes qui font chier avec leurs gammes stupides, on pourrait aussi instaurer le "Eric Sati".

04 May, 2006 11:33  
Anonymous Jean lnrmnt said...

Chouette, des calembours !

Il paraît que dans le Tamil Nadu, les soeurs d'une femme ayant fait satî se frottent vigoureusement le vagin sur les restes calcinés des deux époux pour favoriser leur fécondité, ce qui leur fait dire : "satî, rite Tamoul".

(j'ai hésité à le signer, celui-là, mais j'assume)

04 May, 2006 13:43  
Blogger Alexander Kahn said...

T'as bien fait de signé, il est royal ce post!

05 May, 2006 06:05  
Anonymous It's me said...

Donc, Thursday, may 04, 2006 à New Delhi à 23h17, il ne faisait que 34 ° C...
Et ça t'y fait quoi à toi ?
De quoi te réchauffer au coin d'un bon Sâti de saris.

05 May, 2006 10:58  
Anonymous mob said...

I can get no sati's faction but I try, but I try…

06 May, 2006 11:16  
Blogger Adrien said...

Ah bravo. Entraînez-vous maintenant à calembourer autour des mots suivants :
- Chatabdi
- Kochi
- Bureau International du Travail

07 May, 2006 13:37  
Anonymous It's me said...

Le chat abdique ?
Ouais, je sais c'est cochi cocha...
Mais il a une toute petite BIT

08 May, 2006 01:04  

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