GTA New Delhi #2
La rondeur du réservoir d’essence d’une moto serré entre ses jambes constitue une métaphore beauf mais indéniable de la cuisse de femme («huh, keep talkin'») ; en revanche, les violents aller-retours d’un piston en fonte d’un demi-litre juste sous les fesses de CJ expliquent selon des modalités moins hétérosexuelles l’orgasme que lui procure la conduite d’une Royal Enfield 500. Et lorsque CJ pédé l’enfourche («I need da shit ya drive !»), Flashback FM diffuse Claude François :
CJ sors de son hood, sur la voie rapide, à contresens, comme d’habitude. Comme d’habitude, il profite d’un feu rouge pour repasser à gauche, mais une Sentinel surgit, elle, à contresens, les mâchoires de freins en contreplaqué claquent, le pneu arrière de sa moto hurle, les klaxons se frôlent dans un double effet Doppler, une vraie chorégraphie de flim d’action. Comme d’habitude, son Enfield décolle sur une bouche d’égout verticale, redressée dans un atterrissage en zig-zag, comme d’habitude il évite une collision latérale avec un autorickshaw au milieu d’un carrefour, comme d’habitude son rétroviseur en métal cogne à 60km/h le coude d’un piéton imbécile («move on !»), comme d’habitude, il ne saura jamais si cela lui a brisé l’os en de multiples morceaux, le moustachu est déjà vidé de la RAM. En phase d’encombrement, au milieu d’un entonnoir de Marutis, CJ abuse de ses protège-jambes latéraux qui rayent ailes et portières («Damn’ ! You broke ma shit !»). Si trottoir il y a, il y fait monter sa moto, embraye en haut régime face aux bluffeurs qui ne dégagent pas («maniac !»), roule sur les étals jusqu’à finalement redescendre sur le bitume tiers-mondiste et découvrir ce qui provoquait l’encombrement : un bug, deux engins face à face tous klaxons actionnés, les deux conducteurs NPC tournent en boucle infinie – ils ont obtenu leurs permis grâce à deux billets de 100 roupies, qui aurait bien pu leur apprendre comment passer une marche arrière ? Derrière eux, la circulation de la mégalopole de 14 millions d’habitants est figée, le temps que les deux NPC soient vidés de la VideoRAM.
Moins souvent, l’encombrement est causé par un bus arrêté, devant lui gît un cadavre dans son sang, allongé sous le pare-choc avant du bus de la Delhi Transport Authority – ou Panzer Divizion. Le temps de regretter l’occident, contrée des ambulances, il se décide à rouler dans la mare de sang humain, les pneus de l’Enfield laissent des traces rouge vermeil sur plusieurs centaines de mètres dans l’avenue ; c’est la version patchée, non censurée.
Quelques ronds-points plus tard, pour la première fois depuis 9 mois, il croise une ambulance ; sur son hayon, il peut y lire «animal husbandry». GG.
CJ sors de son hood, sur la voie rapide, à contresens, comme d’habitude. Comme d’habitude, il profite d’un feu rouge pour repasser à gauche, mais une Sentinel surgit, elle, à contresens, les mâchoires de freins en contreplaqué claquent, le pneu arrière de sa moto hurle, les klaxons se frôlent dans un double effet Doppler, une vraie chorégraphie de flim d’action. Comme d’habitude, son Enfield décolle sur une bouche d’égout verticale, redressée dans un atterrissage en zig-zag, comme d’habitude il évite une collision latérale avec un autorickshaw au milieu d’un carrefour, comme d’habitude son rétroviseur en métal cogne à 60km/h le coude d’un piéton imbécile («move on !»), comme d’habitude, il ne saura jamais si cela lui a brisé l’os en de multiples morceaux, le moustachu est déjà vidé de la RAM. En phase d’encombrement, au milieu d’un entonnoir de Marutis, CJ abuse de ses protège-jambes latéraux qui rayent ailes et portières («Damn’ ! You broke ma shit !»). Si trottoir il y a, il y fait monter sa moto, embraye en haut régime face aux bluffeurs qui ne dégagent pas («maniac !»), roule sur les étals jusqu’à finalement redescendre sur le bitume tiers-mondiste et découvrir ce qui provoquait l’encombrement : un bug, deux engins face à face tous klaxons actionnés, les deux conducteurs NPC tournent en boucle infinie – ils ont obtenu leurs permis grâce à deux billets de 100 roupies, qui aurait bien pu leur apprendre comment passer une marche arrière ? Derrière eux, la circulation de la mégalopole de 14 millions d’habitants est figée, le temps que les deux NPC soient vidés de la VideoRAM.
Moins souvent, l’encombrement est causé par un bus arrêté, devant lui gît un cadavre dans son sang, allongé sous le pare-choc avant du bus de la Delhi Transport Authority – ou Panzer Divizion. Le temps de regretter l’occident, contrée des ambulances, il se décide à rouler dans la mare de sang humain, les pneus de l’Enfield laissent des traces rouge vermeil sur plusieurs centaines de mètres dans l’avenue ; c’est la version patchée, non censurée.
Quelques ronds-points plus tard, pour la première fois depuis 9 mois, il croise une ambulance ; sur son hayon, il peut y lire «animal husbandry». GG.

10 Comments:
Ca change de la France, tu es de retour. Et GTA, et GTA... J'ai appris récemment l'existence du Hot coffee mode, ça a l'air fascinant.
Oui, enfin, là, c'est plus du Black Mamba mode...
Combien de roupies peut-on ramasser sur un cadavre ?
tout ça, ça me rend nostalgique de carmageddon...
Qu'est-ce que t'écris bien mon salaud, on se le fait ce cyberpunk indien à 4 mains?
"cyberpunk indien à quatre mains"
Commence d'entrer de jeu avec une humanité négative, le loulou...
Normal, Vishnu a 4 bras, donc 4 mains...
Bon, ça fait bien dix fois que je lis cette même page en attendant la suite... Le rythme baisse, flémard, qu'est-ce tu fous à rien foutre ? Allez, le blogueur, des pages, du nouveau, du suspense, du frétillant... T'as la moustache qui baisse ou t'es entrain de te recharger le cervelas las dans un trip hymmalaien ?
Ouaip, y en a marre! OK le dernier post a marqué les esprits, mais c'est pas une raison pour se reposer sur ses colliers d'oeuillets d'inde, bordel!
OK OK, ça repart, c'est tipar
Revenez, lecteurs !
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