Pour un week-end économique au Népal, opter pour la compagnie népalaise de Super Picsou Géant, «Cosmic Air». Cosmic Air, c’est un nom à crash aérien, CQFD. Cosmic Air, c’est un enregistrement des passagers effectué à l’aide d’un stylo qui raye un à un les noms sur la liste dactylographiée. Cosmic Air, ce sont des massala chips payantes. Cosmic Air, c’est un concurrent népalais pour Yeti Airlines, moins Super Picsou Géant, plutôt compagnie de Tchang dans Tintin au Tibet.
Le blanc qui a déjà beaucoup pris l’avion en Inde sait. Plusieurs jours avant le départ, de terribles angoisses le saisissent, il est Marie-Antoinette avant l’échafaud, ses cheveux blanchissent, sa respiration devient hoqueteuse, des pleurs surviennent brusquement sans raison, ses petites crottes de lapin Domino's Pizza se transforment en diarrhées magiques, sans l’aide des amibes. Il cauchemarde de cadavres et de fusils d’assaut. Il se défonce au Lysanxia et Lexomil, mais rien n’y fait : il ne peut se cacher ce que sera sa journée, qu’il va se prendre à rêver, comme à chaque fois, d’être un otage dans un camp paramilitaire des FARC. Au fameux précepte-qui-rend-fou, le fataliste
it’s India, on pourrait adjoindre un précepte-qui-provoque-le-suicide-du-dalaï-lama :
it’s indian airport. Parce que l’aéroport de Delhi, c’est tout le meilleur de l’Inde : une couche de militaires moustachus über-racistes, saupoudrée d’une CSP++ moustachue «can you make good business in France ?» über-malpolie, le tout dans un HLM en ruine sans sièges, ambiance guerre serbo-bosniaque, côté bosniaque. Ne nous étendons pas sur le sujet,
d’autres lamas en thérapie s’y sont déjà livrés, opposons enfin à la perpétuelle plainte française notre esprit positif et proposons enfin une réforme - transformons l’aéroport de Delhi en camp de concentration pour les suisses.
insérer 4 heures de retard
A bord du Fokker de Cosmic Air, se retrouver coincé entre deux moustachus permet de se débarrasser définitivement de tout regret improbable de s’évader. S’évader, car revenir paraît bien compromis au vu de la dernière confrontation avec le douanier moustachu et aux lois immigratoires à logique floue tapées sur feuille volante perdue, tendance raciste accentuée, Sarko gros gaucho, Hindustan zindabad, la France tu l’aimes ou tu la quittes, Thaï rak Thaï. Voyager, ça ouvre l'esprit.
D’un bon coup de coude bien placé et dénué de toute once de culpabilité, premier geste avant le décollage, le moustachu de droite dégage l’accoudoir pollué par le coude de son voisin, tout de suite imité par le moustachu de gauche qui fait de même. Le regard désapprobateur du blanc ne lui vaudra qu’un formidable rot à la face, sonore et odorant. Les hôtesses népalaises, jolies gazelles élégantes lâchées dans une cage d’alligators aux antipodes de la classe, avertissent doucereusement qu’il est obligatoire d’éteindre son portable, interférences obligent. Le moustachu se rappelle alors de sortir son passe-temps : son Nokia écran tactile acheté la veille, plus onéreux qu’une vie de salaire de la famille de servants qui loge sur son toit, permettra de faire passer plus rapidement l’heure et demie de vol, comme dans le cinéma indien, à tester les derniers téléchargements de hits Bollywood en sonneries polyphoniques volume 5 («select maximum volume for ringing tone ?» demande naïvement l’ingénieur finnois de chez Nokia). Le pilote lui, n’aura jamais pu établir un seul contact avec aucune tour de contrôle, il est sourd ; derrière lui, 67 téléphones GSM émettent des ondes haute fréquence à pleine puissance dans son casque.
L’atterrissage proche, signe de croix hindou effectué en chapelet, on balance ses cotons d’oreille sur son voisin, on décompresse à l’aide de quelques pets épicés, on remet ses chaussettes noirâtres et le réseau GSM revient enfin, le son est faible, mais il suffit de gueuler. La fin du cauchemar est proche, il ne reste plus qu’à subir l’émeute meurtrière des bagages à main, dite « du premier sorti ». Le rêve ne commencera qu’avec la rencontre du premier homme sans moustache de l’humanité, le douanier népalais.
à suivre…
10 Comments:
One smart stuff to do before dying is definitely reading your blog.
C'était plus la guerre donc ? Ah mon cochon t'as du te faire plaisir... il y a plus beaucoup d'hommes là bas, si ? Ca l'air bien steack comme coin en tout cas...
Mise en situation : Les moustachus eux, corrompent leurs médecins pour déterminer le sexe du foetus (l'échographie pour déterminer le sexe est totalement interdite en Inde). Si le foetus a une un vagin, on avorte.
Résulat : au Pendjab, il y a 9 filles pour 10 losers.
Conclusion : Toujours choisir un pays au ratio H/F avantageux, i.e. après une bonne grosse guerre, surtout quand les meufs sont si délicieuses, comme les népalaises.
C'est pas non plus le Cambodge, restent deux trois népalais, on préfèrera de toutes façons se détendre au Népal en guerre nucléaire plutôt que d'habiter à Delhi au milieu des klaxons, à 48°C.
Et dormir moins de trois heures pour cause de coupure d'électricité avant de devoir repartir bosser.
Le cas Chinois:
Les paysans n'ont pas les moyens de corrompre le médecin local. Du reste, il vaut mieux cacher sa grossesse jusqu'à quelques mois après l'acouchement afin d'éviter les mauvaises surprises. L'avortement n'étant que peu pratiqué pour des raisons de coûts encore une fois (sauf à des fins de régularisation des naissances, en association avec la stérilisation massive d'un comté) c'est à la naissance que l'on déterminera le destin de l'enfant. Si elle a un vagin, elle terminera contre une borne kilométrique ou bien aux cochons s'il n'y a pas de route à proximité. Enfin, si on a pu cacher la naissance suffisamment longtemps grâce à la mort accidentelle du représentant du parti retrouvé séparé de sa tête sans doute à cause d'une trop forte cuite à l'alcool de riz, alors la fille sera vendue à quelque marchant de joyeusetés afin de faire le plaisir des expatriés soupirant avec amertume sur le temps des colons...
Merveilles oubliées de l'Orient...
Fellation...vagin,
Prostiputes...testicouilles,
Basané...bridé,
C'est pornotiquement incorecte ce blog !
Pas vagin, chatte.
Oui ?
Stuppa Flippe.
Declare calembour de l'annee.
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