mardi 15 mai 2007


4h15 : Lever.

5h15 : Taxi vers la gare routière. Le chauffeur exige 300 roupies.

6h : Départ du bus, à l’heure.

6h01 : Premier arrêt.

6h20 : Nouveau départ.

9h15 : Le bus ralentit pour éviter une moto ensanglantée dans la descente du col de Katmandou.

10h30 : Accident. Après un aquaplanning d’une centaine de mètres pour éviter un camion arrivant de face, le bus se couche sur le renverse sur le bas-côté de la route avec tous ses passagers à bord.

11h : On entreprend de redresser le bus à la main. Temps annoncé : 2 heures de travaux. Attente sous la pluie de mousson, puis dans un dhaba ne possédant pas d’eau.

13h : Heure officielle de redressement du bus. Le bus n’a pas bougé. Il resterait 1 heure de travaux.

15h : Une poutre de bois soutient le bus sur le côté. Des pierres sont placées petit à petit sous les roues du bus. Il ne resterait plus que 10 minutes.

16h15 : Le bus est donc redressé à l’aide de cailloux. Il repart. On constate que la roue avant droite avant a souffert de l’accident.

16h30 : Arrêt à une station service. La roue avant droite est échangée avec la roue arrière gauche pour plus de sécurité.

16h50 : Nouveau départ.

17h15 : Arrêt. On croise un militant communiste, ami de Benoît, qui se joint à notre voyage.

18h : Arrêt. La route est bloquée par une « bandha », une grève totale de toute activité nationale – un piéton a été écrasé par un bus et les habitants organisent un blocus de la route principale du pays. Notre bus s’arrête à la suite d’une file de poids lourds de plusieurs kilomètres. Le barrage est constitué de branches d’arbres. On annonce un temps d’attente de 1 heure à plusieurs jours, en riant. On décide de chercher un logement devant la route, sans succès. On prend un thé et des nouilles réhydratées en compagnie de la majorité des moustiques d’Asie.

19h30 : Le blocus est subitement levé. Nous lançons la monnaie à l’échoppe et attrapons de justesse notre bus qui passe avec nos sacs dedans.

21h : Notre bus se fait doubler pour la première fois. Il accélère.

22h : Le bus atteint Butwal, capitale de la région plate. Le chauffeur du bus n’a pas dormi depuis 16 heures, la roue arrière est cassée, le trajet le plus long et le plus dangereuxreste à faire sur une piste en terre dans la montagne. Ces quelques remarques nous incitent à abandonner le bus et à passer la nuit à Butwal.

Nous optons pour un hôtel neuf, à l’architecture néo-gréco-romaine couleur épinard vomi.