lundi 21 mai 2007


On part vers 8h30 vers Maachchhi, il est ensuite prévu de dormir chez le colonel à 30 minutes népalaises de là-bas.

Les adieux avec Ravi Shankar sont incroyablement sympas. Il nous bénit, place sur nos front un « tika » et nous offre à chacun une fleur de son jardin. Je prends en photo le couple devant sa maison et nous promettons encore une fois de faire parvenir la photo via MBS. La femme de Ravi Shankar nous accompagne jusqu’à Maachchhi pour voir son « frère », en réalité son beauf, l’homme qui nous héberge à Maachchhi. Comme en Inde, tous les amis, membres de la famille proche et éloignée sont des « frères ». Il n’y pas de sœurs, les femmes sont plutôt un fardeau.

Sur le chemin du retour, on est suivis par une bande de gosses pendant un kilomètre. Cela nous enchanterait si on était des ethnologues plein d’empathie, mais nous sommes misanthropes. De retour à Maachchhi, on glande, on lit, on cherche désespérément un seau dans tout le village pour faire notre première lessive. Toutes les échoppes sont fermées, on croit à une « bandha » de plus – cumulées, elles durent l’équivalent de cinq mois au Népal. Mais non, la salope nous apprend qu’ici, le lundi est un jour de fermeture.

On fait notre lessive à la « douche » du village, en plein cagnard. Quelques villageois nous observent scrupuleusement, nous questionnent, nous empruntent notre Génie Sans Frotter. Après essai, leur verdict tombe : c’est nul. Ca coûte trop cher et les femmes peuvent frotter. On met nos fringues à sécher sur des pierres, au milieu de la rivière et l’on prend notre première véritable douche. Surtout, on aperçoit le premier et seul soutif du séjour : on est en hauteur de la douche pour femmes.

Le colonel est censé venir nous chercher à Maachchhi pour nous emmener chez lui, mais les heures passent et il ne vient pas. L’attente est pénible, d’autant que les neveux de MBS, les enfants de la salope, sont particulièrement chiants, comme de jeunes indiens riches. Un dhalbat de plus, le constat que l’invasion de cafards liée à la mousson commence, et nous finissons cette journée inutile.