mardi 22 mai 2007


A notre lever, vers 7h30, le colonel n’a toujours pas donné de ses nouvelles. Nous lisons, puis, poussés par l’ennui, partons en balade pour nous changer les idées. En chemin, on décide finalement d’aller jusqu’à chez le colonel pour s’enquérir de la situation.

On marche lentement, une petite heure – à mi-trajet, on est ravis de trouver des « Butter Nice » biscuits en vente au market par lequel nous passons. Selon Benoît, les « butter nice » sont les seuls biscuits corrects du Népal. On en achètera un stock au retour.

Nous trouvons le colonel qui glande avec des potes dans une minuscule échoppe en bois au fond d’une vallée. Il est déguisé en indien : une chemise orange à gros carreaux et un pagne. Il s’apprêtait à venir nous chercher. Quelques blagues plus tard, nous retournons à Maachchhi pour y déjeuner, il est convenu de revenir nous-mêmes avec nos affaires chez le colonel en fin de journée. C’est le moment pour faire des stocks de Butter Nice.

La salope nous apporte aujourd’hui un déjeuner radicalement différent du dhalbat : à la place du riz, nous avons droit à du « maize rice », soit du riz de maïs, tandis qu’un nouveau légume fait son apparition, absolument infâme. Les Butter Nice nous aident à passer le repas.

On se rend ensuite au cybercafé où l’on réussit à envoyer chacun un mail en une heure et quart. A côté de nous, des mecs tentent de faire fonctionner une imprimante multifonctions en forçant la cartouche dans son emplacement. C’est aussi un après-midi shopping : je vais chez le barbier me faire raser pour 15 roupies plus 5 de pourboire, à l’aide de gigantesques ciseaux entièrement rouillés, porteurs d’une quarantaine de maladies exotiques. On s’offre, après étude de terrain, les seuls Pepsi du district, mais sommes assainis par un schizophrène certifié.

On fait nos sacs et partons enfin définitivement pour la maison du colonel ? Mais à notre départ, on le croise justement à Maachchhi, il nous promet de nous rejoindre peu après. On s’offre à nouveau 2 paquets de Butter Nice sur le chemin, notre stock ayant déjà bien fondu. A la sortie du market, une flopée de villageois rustiques particulièrement pénibles nous assaillent. Beaucoup sont bourrés, se moquent de nous, bientôt certains proclament qu’ils sont maobadis et commencent une propagande de pochard. Ils nous rendent les maobadis bien antipathiques et le Mashal bien sympathique en comparaison.

La maison du colonel est jolie et bien située. Notre chambre est isolée à l’étage, dans une partie attenante à la maison principale, et construite par le colonel.